Yuka: l'application qui scanne votre alimentation

L’application Yuka vous aide a choisir les produits les plus sains au supermarché. Elle scanne et déchiffre les étiquettes nutritionnelles pour vous.

Qui n’a jamais froncé les sourcils à la lecture de la liste d’ingrédients sur un emballage de produit alimentaire ? Qui ne s’est jamais demandé quelles étaient ces dénominations bizarres, les E451, exhausteurs de goût ou autres agents de textures ?

Merci donc à l’application Yuka qui analyse les ingrédients des produits alimentaires et en identifie les plus sains. Dans cet article, nous allons vous expliquer pourquoi il est primordial de s’intéresser à ce que nous mettons dans nos assiettes et comment Yuka s’y prend pour nous aider à choisir les meilleurs produits.

 Mode de fonctionnement de Yuka

Depuis son lancement en 2017, l’application Yuka, qui note les aliments en fonction de leur qualité, remporte un franc succès. En un seul scan du code-barres avec un smartphone, il est possible de savoir si le produit comporte trop de sucre, de sel, de graisses saturées ou encore d’additifs nocifs. Une pastille de couleur lui est ensuite attribuée, allant du vert foncé pour la mention « Excellent » au rouge pour « Mauvais ». Mais depuis quelques temps, des voix s’élèvent contre ce système de notation accusé de s’appuyer sur des données controversées ou peu fiables.

60% de l’évaluation d’un produit repose sur sa qualité nutritionnelle (calories, graisses saturées, sucres, sel, fibres et protéines…). Pour proposer ces appréciations, Yuka s’appuyait encore récemment sur la base de données sous licence ouverte « Open Food Facts« : connue pour être le «Wikipédia de l’alimentation».

Comment Yuka parvient à calculer le score et évaluer les produits les plus sains ?

 Rappelons tout d’abord que l’application Yuka est indépendante et ne fait pas de partenariats avec des marques, des fabricants ou des distributeurs. Leur modèle économique est basé sur les dons des utilisateurs, la vente d’un programme de nutrition et surtout la mise en place de fonctionnalités payantes dans l’application.

Le score Yuka va de 0 à 100 et divise les aliments en 4 catégories. Les aliments “Mauvais” pour les scores de 1 à 24, les aliments “Médiocres” pour les score de 25 à 49, les aliments “Bons” pour les scores de 50 à 74, les aliments “Excellents” pour les aliments de 75 à 100.

Pour calculer ce score, Yuka s’appuie sur 3 critères distincts:

– Les qualités nutritionnelles du produit

La méthodologie de Yuka consiste à attribuer un score global à l’aliment en fonction de la proportion de nutriments qu’il faudrait favoriser (considérés comme bons pour la santé) et de nutriments à éviter (considérés comme mauvais pour la santé). Les bons aliments ajoutent des points au score tandis que les mauvais en enlèvent.

– La présence d’addictifs alimentaires

Yuka se base sur différentes sources pour classer les additifs alimentaires selon leur degré de nocivité en 4 catégories : sans impact (pastille verte), douteux (pastille jaune), à éviter (pastille orange), nocif (pastille rouge).

Plus un aliment contient d’additifs, et plus ces additifs sont considérés comme dangereux (selon la hiérarchie : sans impact<douteux<à éviter<nocif), plus le score Yuka se verra abaissé).

–  La certification agriculture biologique

Si un produit possède le label AB ou Eurofeuille (labellisation biologique de l’Union Européenne), il verra son score augmenter de 10 points.

bien que le seuil de 10 points accordé aux produits biologiques soit totalement arbitraire, il est compréhensible que de tels produits disposent d’un bonus. La méthode de production des matières premières utilisés est primordiale et la consommation de produits biologiques peut en effet avoir des effets positifs sur la santé.

Comment la société Yuka génère t-il leur revenu?

Téléchargée plus de cinq millions de fois, Yuka est une application gratuite, qui « ne travaille avec aucune marque » alimentaire, précise sa cofondatrice. Pour rémunérer ses trois salariés et ses deux stagiaires, elle compte pour le moment sur les dons de ses utilisateurs et sur la vente d’un programme de nutrition sur 10 semaines (60 euros, 2 000 exemplaires vendus).

« Mais le cœur de notre modèle économique est de développer des fonctionnalités payantes dans l’application », explique Julie Chapon. Une fonction pour noter ses produits cosmétiques et d’hygiène, ainsi qu’une détection personnalisée des allergènes et autres éléments qui peuvent être indésirables (gluten, lait de vache) sont en préparation.

Les limittes de Yuka

L’application Yuka ne prend pas en compte les prix. Ainsi, les alternatives proposées sont souvent plus onéreuses que les produits de base. Il est clair que pour avoir de la qualité il faut parfois y mettre le prix, mais ce n’est pas toujours à la portée de tout le monde.

Ensuite, soyons honnêtes, l’utilisation du scan en magasin ou chez soi est quelque peu fastidieuse. Au début, on est tout excité de découvrir le score des produits que l’on a l’habitude de consommer, puis on se lasse un peu de se balader avec son smartphone à la main dans les allées des magasins. Et une fois qu’on sait quels produits favoriser pour sa liste de courses, on n’a plus trop intérêt à utiliser l’application.

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